Science sandwich #2 : Pollution de l’air : démêlons le vrai du faux

Le 18 Février dernier, Anne Lassman-Trappier, présidente de l’association Inspire est venue nous éclairer sur les sources et la nature des polluants retrouvés dans la vallée de l’Arve. En savoir plus sur l’association Inspire sur ce lien.


La pollution de la vallée : un problème lié à sa situation

Les inversions de température entrainent un blocage de l’air froid pollué en fond de vallée par l’air chaud plus lourd, en altitude.

Différents polluants

Particules fines

Dans la vallée de l’Arve, le secteur résidentiel représente 68% des émissions de PM10, dont 94% dues au chauffage individuel au bois. Les autres sources sont les transports, l’industrie, l’énergie, et les déchets, puis l’agriculture et le secteur tertiaire. Contrairement à ce qu’on pourrait penser les concentrations en particules fines sont en baisses ces derniers années notamment grâce aux changements climatiques qui diminuent la fréquences des phénomènes d’inversion de température.

Les oxydes d’azote

70% des émissions de NOx proviennent du trafic routier et principalement des véhicules à motorisation diésel. Les voitures individuels représentent 50% des émissions du transport, 25% sont émises par les véhicules utilitaires légers, et 21% par les poids lourds. Les autres sources de NOx sont l’industrie, l’énergie et les déchets, le secteur résidentiel, l’agriculture et le secteur tertiaire.

Le Benzo(a)Pyrène

Dans la vallée de l’Arve, les concentrations en Benzo(a)Pyrène sont principalement dues à l’industrie.

L’ozone

La pollution à l’ozone provient du secteur résidentiel (NOx), de l’agriculture (COV), des transports (CO) et de l’industrie (CH4). Elle se retrouve principalement en altitude.

Impacts sanitaires

Le danger de la pollution de l’air provient surtout des cocktails de polluants dont on connait peut les effets sur notre santé. En France, on estime que la pollution entraine 48000 décès prématurés par an, est la cause de 9 % la mortalité totale, et réduit l’espérance de vie de 15 mois. Ces chiffres sont 14 fois plus élevés que ceux des accidents de la route !

Que faire ?

Il faut réduire le trafic motorisé au maximum, d’autant plus que c’est dans la voiture que nous sommes le plus exposés aux polluants. La marche, le vélo et les transports en communs sont des moyens de transport alternatifs qu’il faut utiliser et développer dans la vallée, et faute de mieux, covoiturer.
Rénover les bâtiments permet de diminuer l’utilisation d’énergie et surtout de chauffer moins. Éviter les feux de bois, et si cela est impossible, utiliser des foyers efficaces et bruler du bois sec qui dégage 70% moins d’émissions que du bois humide.
Consommer local et éviter le suremballage, recycler vos objets…

Et les politiques publiques ?

Le plan de protection de la vallée de l’Arve est en cours de suivi par les élus et différentes structures et associations. Ce plan a pour objectif de diminuer les particules fines et les oxydes d’azote.

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