L’exposition sur les « espèces blanches » dans les refuges tout l’été

Les visiteurs peuvent découvrir les petites habitudes du Lièvre variable et du Lagopède alpin, au fil des panneaux de l’exposition interactive. Difficiles à distinguer dans leur milieu naturel, ces espèces sont étudiées de près, car vulnérables face aux effets du changement climatique.

Détail d’un panneau de l’exposition

L’exposition montée par Méduse Communication, avec le concours de Chercheurs en herbe et Rektangle Production, prolonge tout l’été le programme européen POIA Espèces arctico-alpines*. Celle-ci est visible au sein des maisons de Parc, ainsi que dans les refuges (parfois en version « allégée » de 2 panneaux) :

  • du 21 au 23 juillet dans le cadre du Festival de l’Image du Dévoluy, puis à la maison d’accueil de Superdévoluy et à l’office du tourisme de la Joue du Loup
  • le 23 juillet à l’Observatoire du Mont-Blanc à Chamonix, dans le cadre des portes ouvertes du CREA Mont-Blanc
  • dans les Écrins, dans les refuges de Vallonpierre (Valgaudemar), la Lavey (Oisans) et l’Alpe de Villar d’Arène (Briançonnais) ; vous retrouverez l’exposition entière dans une maison de parc du Briançonnais (Col du Lautaret ou Briançon, à confirmer)
  • dans le Mercantour, l’exposition sera installée cet été dans une maison du Parc (précisions à venir) et une version allégée sera présentée lors de soirées débat / conférence dans les refuges de Larche, de la Cayolle, des lacs de Vens, de Rabuons, de Nice, de la Cougourde, de la Valmasque, de Fontanalbe et du Lac Allos (dates précises des animations en cours de définition).

Retrouvez les lieux de visibilité de l’exposition sur la carte ci-dessous :

Devinez où ils sont cachés

Huit panneaux d’illustration très créatifs retracent l’histoire et les petites habitudes de vie de 2 des espèces les plus secrètes du massif ! Avec leur pelage variant selon la saison et leur connaissance du terrain, l’art du camouflage est leur quotidien.

« La série de panneaux commence par les traces que l’on peut distinguer dans la nature (empreintes ou crottes), qui sont bien souvent les seuls éléments que l’on pourra voir en tant que simple randonneur »

indique la graphiste Claire Marc.

Cette dernière a aussi « caché » les silhouettes des deux espèces dans le décor de l’exposition, afin « d’interagir avec les visiteurs et notamment les plus jeunes, de donner un côté ludique à l’exposition ».

Photos et sons, pour la science

Les visiteurs suivent donc « à la trace » ces animaux discrets, comprennent la manière dont ils vivent mais aussi à quelles menaces ils sont soumis : compétition avec d’autres espèces, effets du changement climatique sur leur habitat, impact sur leur nourriture, etc.

Chacun peut aussi aller plus loin et découvrir les matériaux utilisés par les scientifiques qui les étudient. Il suffit de scanner les QR codes disposés au fil de l’exposition afin de visionner les images issues des 50 pièges photos permanents, ou écouter les cris et chants du Lagopède enregistrés.

Saurez-vous trouver le Lièvre variable dans le décor ?
Photo © OFB / Bertrand Muffat-Joly

* Le projet Espèces arctico-alpines, financé entre autres par les fonds européens FEDER-POIA, s’intéresse à l’étude et à la conservation du Lièvre variable et du Lagopède alpin dans un contexte de changement climatique. Il réunit 5 partenaires du massif alpin autour d’objectifs de conservation de ces deux espèces : le Parc national du Mercantour (chef de file), le CREA Mont-Blanc, le Parc national des Écrins, le Parc naturel régional du Queyras et l’Office Français de la Biodiversité.

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