{"id":6296,"date":"2025-11-26T10:26:51","date_gmt":"2025-11-26T09:26:51","guid":{"rendered":"https:\/\/blog.creamontblanc.org?p=6296"},"modified":"2025-11-26T10:34:40","modified_gmt":"2025-11-26T09:34:40","slug":"sur-les-marges-des-glaciers-une-vie-a-proteger-et-un-regard-a-renouveler-%e2%9d%84%ef%b8%8f","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/blog.creamontblanc.org?p=6296","title":{"rendered":"Sur les marges des glaciers, une vie \u00e0 prot\u00e9ger et un regard \u00e0 renouveler \u2744\ufe0f"},"content":{"rendered":"\n<figure class=\"wp-block-image size-large\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" width=\"1000\" height=\"563\" src=\"https:\/\/blog.creamontblanc.org\/wp-content\/uploads\/2025\/11\/image-1000x563.jpeg\" alt=\"\" class=\"wp-image-6297\" title=\"20241018_133049.jpg\" srcset=\"https:\/\/blog.creamontblanc.org\/wp-content\/uploads\/2025\/11\/image-1000x563.jpeg 1000w, https:\/\/blog.creamontblanc.org\/wp-content\/uploads\/2025\/11\/image-300x169.jpeg 300w, https:\/\/blog.creamontblanc.org\/wp-content\/uploads\/2025\/11\/image-768x432.jpeg 768w, https:\/\/blog.creamontblanc.org\/wp-content\/uploads\/2025\/11\/image-1536x864.jpeg 1536w, https:\/\/blog.creamontblanc.org\/wp-content\/uploads\/2025\/11\/image.jpeg 1600w\" sizes=\"auto, (max-width: 1000px) 100vw, 1000px\" \/><figcaption class=\"wp-element-caption\">Cr\u00e9dits photo : Brad Carlson<\/figcaption><\/figure>\n\n\n\n<p><strong>Le 21 janvier 2025, l\u2019Organisation des Nations Unies pour l\u2019\u00e9ducation, la science et la culture (UNESCO) et l\u2019Organisation m\u00e9t\u00e9orologique mondiale (OMM) ont proc\u00e9d\u00e9 au lancement officiel de l\u2019Ann\u00e9e internationale de la pr\u00e9servation des glaciers. L\u2019occasion de rappeler que ces ch\u00e2teaux d\u2019eau du monde fondent \u00e0 une vitesse in\u00e9dite, bouleversant des \u00e9quilibres physiques et des vies humaines\u2026 Mais aussi, l\u2019occasion de d\u00e9couvrir, l\u00e0 o\u00f9 la glace se retire, des \u00e9cosyst\u00e8mes inattendus, t\u00e9moignant \u00e0 la fois de la fragilit\u00e9 et de l\u2019ing\u00e9niosit\u00e9 du vivant.<\/strong><\/p>\n\n\n\n<div class=\"wp-block-group\"><div class=\"wp-block-group__inner-container is-layout-constrained wp-block-group-is-layout-constrained\">\n<div class=\"wp-block-group\"><div class=\"wp-block-group__inner-container is-layout-constrained wp-block-group-is-layout-constrained\">\n<h2 class=\"wp-block-heading\"><strong>Des g\u00e9ants qui s\u2019effacent<\/strong><\/h2>\n\n\n\n<p>Ils ont fa\u00e7onn\u00e9 nos montagnes, sculpt\u00e9 nos vall\u00e9es, et longtemps nourri l\u2019imaginaire d\u2019une nature immuable. Ces colosses de glace \u2013 qui stockent pr\u00e8s de 70 % de l\u2019eau douce mondiale (Gleick, 1996 ; Abram et al., 2019)&nbsp; \u2013 assurent la r\u00e9gulation hydraulique de r\u00e9gions enti\u00e8res. Plus de deux milliards de personnes d\u00e9pendent directement de l\u2019eau provenant de leurs fontes saisonni\u00e8res (ONU, 2025).<\/p>\n\n\n\n<p>Pourtant, les glaciers et leurs neiges n\u2019ont aujourd\u2019hui d\u2019\u00e9ternel que le nom : depuis plusieurs d\u00e9cennies, leur d\u00e9clin s\u2019acc\u00e9l\u00e8re. L\u2019ann\u00e9e 2023 a enregistr\u00e9 la plus grande perte de masse glaciaire depuis 50 ans (Dussaillant et al., 2025). La disparition progressive de ces r\u00e9servoirs pose une menace majeure : celle d\u2019un futur o\u00f9 l\u2019approvisionnement en eau devient incertain, et o\u00f9 l\u2019\u00e9quilibre des syst\u00e8mes climatiques, hydrologiques et biologiques est boulevers\u00e9.<\/p>\n\n\n\n<p>On pourrait continuer de dresser la liste des mauvaises nouvelles (et elle est longue), et s\u2019arr\u00eater sur cette image gla\u00e7ante (c\u2019est le cas de le dire). Pourtant, au CREA Mont-Blanc, une conviction demeure : m\u00eame au c\u0153ur de l\u2019urgence, le vivant continue d\u2019\u00e9merveiller.<\/p>\n<\/div><\/div>\n<\/div><\/div>\n\n\n\n<h2 class=\"wp-block-heading\"><strong>Quand la glace recule, la vie s\u2019avance<\/strong><\/h2>\n\n\n\n<p>Les marges glaciaires, ces zones lib\u00e9r\u00e9es par le retrait de la glace, ne sont pas des d\u00e9serts biologiques ; elles sont au contraire le th\u00e9\u00e2tre de v\u00e9ritables successions \u00e9cologiques, o\u00f9 la vie s\u2019installe, s\u2019essaye et se r\u00e9invente. Un monde opportuniste qui transforme des terrains nus \u2013 encore instables, froids, et st\u00e9riles en apparence \u2013 en habitats o\u00f9 germe un nouveau cycle.<\/p>\n\n\n\n<p>Le 06 novembre dernier, nous recevions Brad Carlson pour un ap\u00e9ro science sur les marges glaciaires. Brad nous a partag\u00e9 avec rigueur et \u00e9motion les r\u00e9sultats d\u2019un travail de recherche men\u00e9 en collaboration avec Arthur Bayle et Philippe Choler, entre autres, qui est paru dans la revue Biogeoscience en 2023 (Bayle et al., 2023). Dans cet article, Brad et ses coll\u00e8gues ont \u00e9tudi\u00e9 huit marges glaciaires avec une id\u00e9e en t\u00eate : <strong>peut-on d\u00e9finir une dynamique g\u00e9n\u00e9rale de recolonisation v\u00e9g\u00e9tale apr\u00e8s la fonte des glaciers ?&nbsp;<\/strong><\/p>\n\n\n\n<p>Plus sp\u00e9cifiquement, ils se sont demand\u00e9 :<\/p>\n\n\n\n<ol class=\"wp-block-list\">\n<li>Est-ce que le temps entre la fonte de la glace et l\u2019arriv\u00e9e des plantes varie entre sites ?&nbsp;<\/li>\n\n\n\n<li>Quelle est l\u2019identit\u00e9 des plantes pionni\u00e8res ? S\u2019agit-il<s> <\/s>toujours des m\u00eames esp\u00e8ces, ind\u00e9pendamment des sites ?&nbsp;<\/li>\n\n\n\n<li>Une fois la v\u00e9g\u00e9tation \u00e9tablie, comment \u00e9volue-t-elle au cours du temps ? Quels sont les facteurs environnementaux qui expliquent quelles esp\u00e8ces s\u2019installent ?<\/li>\n<\/ol>\n\n\n\n<h2 class=\"wp-block-heading\"><strong>Huit glaciers, huit histoires<\/strong><\/h2>\n\n\n\n<p>Les huit marges glaciaires qui ont \u00e9t\u00e9 \u00e9tudi\u00e9es sont le Glacier Blanc, le Tour, les P\u00e8lerins, Saint-Sorlin, Orny, G\u00e9broulaz, Lavassey et Lauson.<\/p>\n\n\n\n<p>Pour r\u00e9pondre \u00e0 ces questions, il a fallu r\u00e9colter diverses donn\u00e9es, comprenant \u00e0 la fois des relev\u00e9s de v\u00e9g\u00e9tation sur le terrain, mais aussi des images satellites.&nbsp;<\/p>\n\n\n\n<p>Ces types de donn\u00e9es sont compl\u00e9mentaires : les donn\u00e9es de terrain permettent d&rsquo;identifier les esp\u00e8ces pr\u00e9sentes, d\u2019en mesurer la hauteur, et d\u2019\u00e9tablir le pourcentage de recouvrement avec une certaine pr\u00e9cision. En revanche, cela n\u00e9cessite de gros efforts de terrain (physique, co\u00fbteux) et reste assez limit\u00e9 au niveau de l\u2019abondance des donn\u00e9es, notamment dans le temps.&nbsp;<\/p>\n\n\n\n<p>C\u2019est pourquoi l\u2019imagerie satellite est un bon moyen pour compl\u00e9ter : ces donn\u00e9es sont certes moins pr\u00e9cises, mais elles donnent acc\u00e8s \u00e0 une grande quantit\u00e9 d\u2019information et permettent aussi de remonter dans le temps. En effet, dans le travail que Brad nous a pr\u00e9sent\u00e9, les donn\u00e9es issues d\u2019imagerie satellite remontent \u00e0 1984. Les auteurs ont ainsi pu avoir acc\u00e8s aux dates de d\u00e9glaciation, au temps entre la fonte des glaces et le d\u00e9but de la colonisation v\u00e9g\u00e9tale, ainsi qu\u2019au taux de croissance des plantes.<\/p>\n\n\n\n<h2 class=\"wp-block-heading\"><strong>Des trajectoires sans r\u00e8gle<\/strong><\/h2>\n\n\n\n<p>Brad nous a expliqu\u00e9 que chaque marge glaciaire avait une trajectoire assez diff\u00e9rente et sp\u00e9cifique.&nbsp;<\/p>\n\n\n\n<p><strong>Temps entre d\u00e9glaciation et colonisation<\/strong><\/p>\n\n\n\n<p>Tout d\u2019abord, les temps moyens entre d\u00e9glaciation et colonisation v\u00e9g\u00e9tale sont tr\u00e8s variables d\u2019un glacier \u00e0 l\u2019autre : 10 ans pour les plus rapides (par exemple au Glacier Blanc), 25 ans pour d\u2019autres (par exemple au glacier d\u2019Orny, en Suisse), voire m\u00eame aucune colonisation v\u00e9g\u00e9tale (c\u2019\u00e9tait le cas du glacier de Lauson, en Italie). Il n\u2019y a donc pas de r\u00e8gle g\u00e9n\u00e9rale quant \u00e0 l\u2019arriv\u00e9e de la v\u00e9g\u00e9tation, mais cela est tr\u00e8s probablement li\u00e9 aux sp\u00e9cificit\u00e9s des conditions environnementales locales (altitude, exposition par exemple).<\/p>\n\n\n\n<p><strong>Esp\u00e8ces pionni\u00e8res et \u00e9volution des \u00e9cosyst\u00e8mes<\/strong><\/p>\n\n\n\n<p>De plus, on aurait pu s\u2019attendre \u00e0 ce que les premi\u00e8res esp\u00e8ces observ\u00e9es au d\u00e9but de la colonisation soient les m\u00eames partout : des esp\u00e8ces dites pionni\u00e8res, souvent tr\u00e8s tol\u00e9rantes au stress (car elles se d\u00e9veloppent dans des milieux nouveaux, assez instables), et pr\u00e9sentant une croissance rapide ainsi qu\u2019une capacit\u00e9 \u00e0 se disperser tr\u00e8s loin. Et pourtant\u2026 ce n\u2019est pas ce qui a \u00e9t\u00e9 observ\u00e9 ! D\u2019une mani\u00e8re assez surprenante, Brad et ses coll\u00e8gues ont relev\u00e9 une grande diversit\u00e9 d\u2019esp\u00e8ces au d\u00e9but de la recolonisation : des m\u00e9l\u00e8zes comme des esp\u00e8ces typiquement alpines (comme l\u2019androsace de Saussure par exemple), en passant par des arbustes comme l\u2019airelle bleu ou le saule helv\u00e9tique.<\/p>\n\n\n\n<p>Apr\u00e8s implantation de ces premi\u00e8res esp\u00e8ces, on observe dans tous les glaciers une arriv\u00e9e progressive d\u2019autres esp\u00e8ces : plut\u00f4t qu\u2019un remplacement progressif, il y a une accumulation d\u2019esp\u00e8ces, en tout cas pendant les premi\u00e8res d\u00e9cennies apr\u00e8s la d\u00e9glaciation. C\u2019est pourquoi on consid\u00e8re ces milieux comme les plus dynamiques des Alpes : \u00e7a bouge en permanence ! Mais ici encore, pas de r\u00e8gle g\u00e9n\u00e9rale dans les esp\u00e8ces qui s\u2019installent.<\/p>\n\n\n\n<p>Ce constat est particuli\u00e8rement surprenant car de nombreuses \u00e9tudes (par exemple Connell &amp; Slatyer, 1977 ; Huston &amp; Smith, 1987 ; Horn, 1974) ont depuis longtemps montr\u00e9 qu\u2019on pouvait habituellement \u00e9tablir des r\u00e8gles g\u00e9n\u00e9rales concernant les successions dans des endroits vierges (d\u2019abord des mousses, puis une strate herbac\u00e9e, puis une strate arbustive, et enfin une strate arbor\u00e9e). Alors comment expliquer une telle variabilit\u00e9 dans ces zones glaciaires ? Mais aussi, comment pr\u00e9dire ce qu\u2019il peut se passer dans d\u2019autres glaciers ? Car pouvoir pr\u00e9dire c\u2019est aussi la premi\u00e8re \u00e9tape pour mettre en place des strat\u00e9gies de protection efficaces.<\/p>\n\n\n\n<p><strong>Facteurs environnementaux<\/strong><\/p>\n\n\n\n<p>Face \u00e0 cette grande variabilit\u00e9, les chercheurs et chercheuses se sont int\u00e9ress\u00e9s aux facteurs environnementaux qui pourraient expliquer ce que l\u2019on observe : quel est le r\u00f4le de la v\u00e9g\u00e9tation environnante ? Quel est le r\u00f4le de la quantit\u00e9 d\u2019eau de ruissellement ou encore de la sensibilit\u00e9 \u00e0 l\u2019\u00e9rosion ? Les r\u00e9sultats montrent que l\u2019\u00e9nergie disponible pour les plantes (autrement dit, la quantit\u00e9 de chaleur et de lumi\u00e8re n\u00e9cessaire \u00e0 leur croissance), ainsi que la v\u00e9g\u00e9tation environnante sont les facteurs qui expliquent le mieux les indicateurs de recolonisation (la vitesse de colonisation, l\u2019identit\u00e9 des pionniers et les trajectoires de croissance). Cette \u00e9tude sugg\u00e8re donc que les premi\u00e8res \u00e9tapes de la recolonisation v\u00e9g\u00e9tale dans les marges glaciaires des Alpes europ\u00e9ennes d\u00e9pendent fortement du contexte environnemental local, et sont moins fig\u00e9es que ne le sugg\u00e9raient les \u00e9tudes pr\u00e9c\u00e9dentes. Cette lecture plus fine des changements en cours et \u00e0 venir est une tr\u00e8s bonne nouvelle pour l\u2019\u00e9tude et la pr\u00e9diction pour d\u2019autres marges glaciaires (et <em>in fine<\/em> pour leur protection) !<\/p>\n\n\n\n<h2 class=\"wp-block-heading\"><strong>Changer de regard<\/strong><\/h2>\n\n\n\n<figure class=\"wp-block-image size-full\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" width=\"800\" height=\"450\" src=\"https:\/\/blog.creamontblanc.org\/wp-content\/uploads\/2025\/11\/image-1.jpeg\" alt=\"\" class=\"wp-image-6299\" srcset=\"https:\/\/blog.creamontblanc.org\/wp-content\/uploads\/2025\/11\/image-1.jpeg 800w, https:\/\/blog.creamontblanc.org\/wp-content\/uploads\/2025\/11\/image-1-300x169.jpeg 300w, https:\/\/blog.creamontblanc.org\/wp-content\/uploads\/2025\/11\/image-1-768x432.jpeg 768w\" sizes=\"auto, (max-width: 800px) 100vw, 800px\" \/><\/figure>\n\n\n\n<p><em>Saxifrage \u00e0 feuilles oppos\u00e9es (Saxifraga oppositifolia) au Refuge des Grands Mulets.<\/em><\/p>\n\n\n\n<p>Ce ph\u00e9nom\u00e8ne de recolonisation des marges glaciaires s\u2019inscrit dans un processus plus large, \u00e9tudi\u00e9 par de nombreux scientifiques : le verdissement des Alpes, dont on vous avait d\u00e9j\u00e0 parl\u00e9 dans <a href=\"https:\/\/blog.creamontblanc.org\/?p=1730\">cet article<\/a>. Dans un sens, on peut y voir un signal de vie : les \u00e9cosyst\u00e8mes se r\u00e9inventent, \u00e9voluent et s\u2019adaptent. Mais ces mots sont bien souvent employ\u00e9s sans que l\u2019on comprenne vraiment ce qu\u2019ils impliquent : \u201cl\u2019adaptation\u201d des esp\u00e8ces est le fruit de longs processus \u00e9volutifs, d\u00e9pendant de la diversit\u00e9 g\u00e9n\u00e9tique, de pressions multiples, et du temps\u2026 un temps dont les esp\u00e8ces ne disposent plus toujours lorsque les conditions changent trop vite.<\/p>\n\n\n\n<p>Il faut donc voir dans ces espaces toute l\u2019ambivalence qu\u2019ils incarnent : des milieux fragiles, et pour autant flexibles, des milieux menac\u00e9s, bien que redoutables d\u2019ing\u00e9niosit\u00e9. Brad Carlson l\u2019a r\u00e9sum\u00e9 avec \u00e9motion lors de son intervention. Observer ces zones o\u00f9 se rencontrent glace, roche et v\u00e9g\u00e9tation, c\u2019est ressentir quelque chose de difficile \u00e0 nommer : une beaut\u00e9 qui tient \u00e0 la fois de la perte et de la persistance. Et peut-\u00eatre est-ce l\u00e0 l\u2019essentiel : dans ces espaces meurtris mais r\u00e9silients, quelque chose continue de vivre, et cela suffit \u00e0 nous rappeler pourquoi il est urgent de prot\u00e9ger ce qui reste, et de continuer \u00e0 s\u2019\u00e9merveiller du monde qui nous entoure.<\/p>\n\n\n\n<h2 class=\"wp-block-heading\"><strong>R\u00e9f\u00e9rences bibliographiques<\/strong>&nbsp;<\/h2>\n\n\n\n<p>Abram, N., J.-P. Gattuso, A. Prakash, L. Cheng, M.P. Chidichimo, S. Crate, H. Enomoto, M. Garschagen, N. Gruber, S. Harper, E. Holland, R.M. Kudela, J. Rice, K. Steffen, and K. von Schuckmann: Framing and Context of the Report. <em>In: IPCC Special Report on the Ocean and Cryosphere in a Changing Climate <\/em>[H.-O. P\u00f6rtner, D.C. Roberts, V. Masson-Delmotte, P. Zhai, M. Tignor, E. Poloczanska, K. Mintenbeck, A. Alegr\u00eda, M. Nicolai, A. Okem, J. Petzold, B. Rama, N.M. Weyer (eds.)]. Cambridge University Press, Cambridge, UK and New York, NY, USA, pp. 73\u2013129. <a href=\"https:\/\/doi.org\/10.1017\/9781009157964.003\">https:\/\/doi.org\/10.1017\/9781009157964.003<\/a>, 2019.<\/p>\n\n\n\n<p>Bayle, A., Carlson, B. Z., Zimmer, A., Vall\u00e9e, S., Rabatel, A., Cremonese, E., Filippa, G., Dentant, C., Randin, C., Mainetti, A., Roussel, E., Gascoin, S., Corenblit, D., and Choler, P.: Local environmental context drives heterogeneity of early succession dynamics in alpine glacier forefields. <em>In: Biogeosciences<\/em>, 20, 1649\u20131669, https:\/\/doi.org\/10.5194\/bg-20-1649-2023, 2023.<\/p>\n\n\n\n<p>Connell J., Slatyer R., Mechanisms of succession in natural communities and their role in community stability and organization. <em>In: The American Naturalist<\/em>, 111, n\u00b0982, p.1119-1144, 1977.<\/p>\n\n\n\n<p>Dussaillant, I., Hugonnet, R., Huss, M., Berthier, E., Bannwart, J., Paul, F., and Zemp, M.: Annual mass change of the world&rsquo;s glaciers from 1976 to 2024 by temporal downscaling of satellite data with in situ observations. <em>In: Earth Syst. Sci. Data<\/em>, 17, 1977\u20132006, https:\/\/doi.org\/10.5194\/essd-17-1977-2025, 2025.<\/p>\n\n\n\n<p>Gleick, P. H.: Water resources. <em>In: Encyclopedia of Climate and Weather<\/em>, ed. by S. H. Schneider, Oxford University Press, New York, vol. 2, pp. 817-823, 1996.<\/p>\n\n\n\n<p>Huston M., Smith, T.: Plant Succession: Life History and Competition. <em>In: The American Naturalist<\/em>, vol. 30, no 2,, p. 168-198, DOI 10.1086\/284704, 1987.<\/p>\n\n\n\n<p>Horn H.: The ecology of secondary succession. <em>In: Annu. Rev. Ecol. Syst.<\/em>, vol. 5, p. 25-37, DOI 10.1146\/<a href=\"http:\/\/annurev.es\">annurev.es<\/a>.05.110174.000325, 1974.<\/p>\n\n\n\n<p>Organisation des Nations Unies, Rapport mondial des Nations Unies sur la mise en valeur des ressources en eau 2025 \u2014 Montagnes et Glaciers : des ch\u00e2teaux d\u2019eau. UNESCO, Paris.<\/p>\n\n\n\n<p><\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Le 21 janvier 2025, l\u2019Organisation des Nations Unies pour l\u2019\u00e9ducation, la science et la culture (UNESCO) et l\u2019Organisation m\u00e9t\u00e9orologique mondiale (OMM) ont proc\u00e9d\u00e9 au lancement officiel de l\u2019Ann\u00e9e internationale de la pr\u00e9servation des glaciers. 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