Suivi des cônes de mélèze

Le travail de recherche sur la phénologie des arbres s’enrichit de données supplémentaires. Un nouveau protocole, la date de maturation des cônes de mélèze, servira à évaluer et à prédire la répartition actuelle et future de l’espèce.

Cône de mélèze © D.Asse
Cônes de mélèze © D.Asse

Dans le cadre de son travail de thèse, Daphné Asse a conçu un nouveau protocole pour compléter les observations du mélèze. Une dizaine de participants au programme Phénoclim ont ainsi collecté des données supplémentaires : la date de changement de couleur des cônes, autrement dit leur date de maturation.

La maturation des graines sous surveillance

Le fruit des conifères, appelé « cône », se forme une fois la fleur femelle pollinisée. D’abord vert, il change de couleur pour devenir brun. C’est lors de ce changement de couleur, dont on va noter la date, que la graine devient viable. Au fur et à mesure le cône se dessèche et fini par tomber, parfois après plusieurs années chez le mélèze.

Une étape primordiale

Plus on monte en altitude, plus il fait froid et plus la saison de végétation est courte. Les arbres fleurissent tard au printemps et les graines n’ont pas forcément le temps d’atteindre leur fin de maturation. La forêt est limitée en altitude par ces paramètres : si les graines ne sont pas viables, les arbres ne peuvent pas se développer.

Répartition future de la forêt

En montagne, le mélèze est présent jusqu’à la limite altitudinale des arbres. L’objectif du suivi de la maturation des cônes est justement de déterminer la date à partir de laquelle les graines atteignent environ 100% de leur capacité de germination. Cette information est utilisée pour comprendre et prédire l’aire de répartition actuelle et future du mélèze. À partir de cela, on pourra déduire en partie la remontée de la limite forestière en altitude pour les années futures.

 

Rédaction : Daphné Asse

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